Directeur
Une nouvelle génération à la barre
C’est presque naturellement que Jérémy Dehondt revient en Martinique, l’île où il est né. Après un parcours entre ingénierie et grands projets maritimes à l’international, l’idée de revenir l’a toujours accompagné : « Peut-être que je reviendrai sur cette île », s’était-il toujours dit. Lorsque le chantier naval rouvre ses portes en 2023, cette intuition devient réalité. Un retour à la fois professionnel et profondément personnel.
Ingénieur de formation, il s’oriente d’abord vers les énergies renouvelables, les hydroliennes, puis enchaîne les expériences à l’international : Canada, Arabie Saoudite, réparation de frégates… « Je voulais que mon métier soit lié à la mer », résume-t-il.
Arrivé comme chef de projet, puis directeur adjoint, il prend la direction du chantier en décembre 2025. « C’est un gros challenge », admet-il, conscient de la responsabilité. Car ici, tout est à reconstruire : « On est partis d’une page blanche. » Équipes, réputation, activité, tout doit être relancé.
Désormais, son rôle dépasse largement la gestion opérationnelle. « Faire en sorte que ça tourne, mais dans la bonne humeur et dans la sécurité », dit-il simplement. Pour lui, la priorité est claire : l’humain doit être au centre. « Je veux que les gens arrivent au travail heureux. » Et que la dynamique collective prime sur tout le reste.
Dans un environnement exigeant, la pression est permanente. Il absorbe, protège, et tient le cap pour les autres. L’enjeu majeur reste de faire venir les bateaux sur le chantier naval et garantir la satisfaction des clients.
Mais au-delà des chiffres et des opérations, il y a un attachement profond. « Je ne me vois pas vivre loin de la mer », confie-t-il. Même s’il avoue avec humour : « J’ai le mal de mer. »
À la tête d’un chantier en pleine transformation, Jérémy Dehondt incarne cette génération de responsables pour qui diriger ne se limite pas à organiser, mais à fédérer ses équipes et construire dans la durée.